Jean-Luc MELENCHON condamné au pénal

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Le 16 octobre 2018, une perquisition avait lieu au siège de l’association La France insoumise, dans le cadre d’une enquête distincte de la très médiatisée perquisition réalisée au domicile de Jean-Luc MELENCHON une heure plus tôt.

La perquisition au siège de La France insoumise n’en été pas moins médiatisée puisque Jean-Luc MELENCHON avait appelé ses partisans à se rendre en masse au siège afin de « défendre » leur bastion d’ordres « illégaux, immoraux et inacceptables ». La réponse des soutiens de Jean-Luc MELENCHON ne s’était pas faite attendre puisque qu’une foule s’était alors déplacée devant les locaux de l’association, gagnant peu à peu les étages du bâtiment dans le but de rejoindre les policiers et magistrats réalisant la perquisition, allant même, une fois qu’ils les avaient rejoints, à les bousculer et les invectiver. Au comble de la tension, Jean-Luc MELENCHON s’aventurait même à pousser un magistrat avec ses mains. 

S’en était trop pour les fonctionnaires qui décidaient alors de mettre un terme à leur mission, s’estimant impuissant face à une foule en colère, décrivant l’humiliation et une certaine instrumentalisation de leur fonction en la présence de journaliste prêts à reporter la moindre faute de leur part.

L’histoire ne s’arrête pas là puisque les faits ont été qualifiés de rébellion commise en réunion, provocation directe à la rébellion, acte d’intimidation envers un dépositaire de l’autorité publique et acte d’intimidation envers un magistrat et poursuivis. A ce titre, Jean-Luc MELENCHON a été condamné par le Tribunal Correctionnel de Bobigny à une peine d’emprisonnement de trois mois, intégralement assortie du sursis simple, ainsi qu’à une peine d’amende d’un montant de 8 000 euros.

Il évite ainsi l’emprisonnement, puisqu’il comparaissait pour un épisode délictuel isolé, ainsi que la peine complémentaire de privation de tous droits civiques qui entrainerait son inéligibilité. 

Pas de soucis donc à se faire pour Jean-Luc MELENCHON puisque même avec une telle mention dans son casier judiciaire, il peut toujours être candidat aux élections présidentielles. Il ne peut plus, en revanche, être avocat ! 

TGI Bobigny, 9 déc. 2019, n°18292000027